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mardi 4 octobre 2016

#NicoLeaks

BRUXELLES (Agence Retorse*) - Un nouveau scandale de pantouflage frappe sur la Commission européenne. C’est au tour de l’ancien Commissaire Michel Barnier de se retrouver au cœur de la tourmente.

Le Savoyard aurait signé un contrat juteux avec l’enseigne française NICOLAS, spécialisée dans la vente de vins et spiritueux. Michel Barnier avait déjà montré sa proximité avec le milieu quand, en 2009, alors Ministre de l’agriculture, il s’était fait le porte-parole à Bruxelles de l’intersyndicale viticole à l’occasion du scandale du « rosé coupé ». En cause cette-fois ci : le rôle du Français dans les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Ce sont nos confrères du Financial Times qui ont mis le Consortium international des œnologues d’investigation sur la piste en révélant dans son édition du weekend que le Gouvernement de Sa Majesté avait prévu de mettre sur la table des négociations les 42.000 bouteilles de la cave officielle de l’UE.

Michel Barnier a réagi à ce qu’il est désormais convenu d’appeler le #NicoLeaks en déclarant : « Ce contrat s'inscrit dans ma fonction de négociant en Brexit. »

La Commission européenne a fait savoir par la voix de l'un de ses porte-paroles que la situation de Michel Barnier était en cours d’examen par le Comité éthylique de l’institution. « En dessous de deux verres, il n’y a aucune infraction au code de conduite des commissaires » a indiqué le service de presse de l’exécutif européen.

Boris Johnson, chef de la diplomatie anglaise a, lui, déclaré : « Thank god for Brexit : I’m not ready to drink anything below 3%. »

Theresa May a fait savoir que l’article 50 ne serait finalement invoqué qu’en septembre 2017, après les vendages.

* Ce texte est à prendre au 12,5e degrés et à consommer avec modération.


 
 

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