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mercredi 19 avril 2017

Sh'U.E.razade et le Sultan

La Turquie, en votant « oui » dans un référendum dimanche, s'est clairement mise au ban des nations européennes, en montrant qu'elle ne partageait pas une valeur européenne essentielle : nous, nous votons toujours non, nee, no, nei, oxi, nej. A cette occasion, nous vous proposons quelques hendécasyllabes, mettant nos pas dans ceux de Dante (« Mi ritrovai per una selva oscura »), de Rimbaud (« L'eau des bois se perdait sur les sables vierges ») et d'Eminem (« All they wanna hear is a beat and that's it »).
Sh'U.E.razade et le Sultan

Il est fort, il est grand
Il est le Sultan,
Des contrées Ottomanes :
Tayipp Erdogan.

Elle est belle, mais frêle
Sur les Dardanelles,
D’Europe la naïade :
Sh’U.E.razade.

C'est un' distraction :
Cette accession.
Chaque soir un chapitre,
Calme le bélître.

Mais voilà...

Coup d’État, coup d’éclat,
Plus d'État de droit
Visa oui, visa non,
Turquie oui ou non.

« Des fachos, des Nazi »
Pleuvent les lazzis.
Erdoğan est en rogne
Le voilà qui grogne.

L'Europe est bien pataude.
On blâme Jean-Claude.
C'est le bouc émissaire
De ces janissaires

Pour masquer l'aboulie
Et la pleutrerie
De tout les États membres
Quand le Turc se cambre.

Voyez-vous mes amis,
La grande Turquie
Ne fait rien comme nous,
Ignore nos tabous.

Chez nous, foin du valium !
Les referendums
Sont tous des casses-pipe
Question de principe.

Les Grecques
Bas-fonctionnaires européens

mercredi 5 avril 2017

S'il vous plaît... drafte-moi une directive !

L'astronaute Thomas Pesquet a lancé un concours d’écriture autour de l’œuvre de Saint Exupéry. Le défi ? Imaginer l'arrivée du Petit Prince sur une huitième et dernière planète. Comme à Bruxelles, le hors-sol c'est notre rayon, les journalistes Céline Schoen et Jean Comte ont pris la plume en collaboration avec Les Grecques. Voilà la contribution que nous avons envoyée dans l’espace. Résultat du concours attendu demain.
S'il vous plaît... drafte-moi une directive !
 
La huitième planète était entièrement couverte de moquette grise. Il y avait un bureau indiquant un numéro de série, et sur le bureau on voyait un gros porte-document sur lequel était écrit : « Surveillance macrovulcanologique et trajectoires des baobabs. »

La planète n’était habitée que par un petit homme rougeaud occupé à taper énergiquement sur le clavier d’un ordinateur. Des feuilles de papier jaillissaient d’une grosse imprimante bruyante qui se trouvait à côté du bureau.
« Qui êtes-vous ? » lui demanda le Petit Prince.